- René Merle - L’écriture du francoprovençal - Grenoble et le foyer grenoblois : fin XVIIIe, début XIXe siècles.

dimanche 17 février 2008.
 

- René Merle - L’écriture du francoprovençal - Grenoble et le foyer grenoblois : fin XVIIIe, début XIXe siècles.

(Extrait de Une Mort qui n’en finit pas ? L’écriture de l’idiome natal de la fin de l’Ancien Régime à la naissance du Félibrige, MARPOC, Nîmes, 1990)

Cf. - René Merle, 1990 : "Une Mort qui n’en finit pas, l’écriture de l’idiome natal" (un ouvrage sur l’écriture de l’occitan et du francoprovençal # 1750-1850 ) - Avant-propos. Sommaire.

(Le lecteur intéressé par les textes grenoblois de la période révolutionnaire, fort difficiles à consulter, en trouvera de nombreux extraits dans : René Merle, “Le texte occitan et francoprovençal du grand Sud-Est (Provence, Bas-Languedoc oriental, Avignon et Comtat, Comté de Nice, Dauphiné, Forez, Lyonnais, Savoie, Suisse Romande ...”, Le texte occitan de la période révolutionnaire, Montpellier, Association Internationale des Etudes Occitanes, 1989, p.250-400.)

Lors de l’enquête Grégoire, en 1790, le vide d’écriture dialectale des régions nord occitanes ou francoprovençales proches fait apparaître le foyer grenoblois en référence patrimoniale abstraite. Le correspondant lyonnais lui écrit : "J’ai entendu parler de quelques ouvrages dans le langage patois de Grenoble, et entre autres, d’un poème intitulé “la Liauda”, en français “la Claudine”, que j’ai beaucoup entendu vanter, mais que je ne connais pas" (1).

Indifférent à la différence des parlers d’oc et francoprovençaux que son origine briançonnaise lui permettait pourtant de situer, le patriote chanoine de Die, Colaud de la Salcette entérine la dominance administrative et culturelle de Grenoble en zone nord occitane dauphinoise : "On n’a point ou peu d’ouvrages patois, et qui sont sans valeur, excepté dans le département de l’Isère, où il existe, à Grenoble surtout, quelques ouvrages patois assez bons" (2).

L’appartenance linguistique du parler grenoblois, difficile à situer alors, importe à vrai dire peu. La ville, lieu de la francisation, a été foyer d’écriture et de publication dialectale, dont l’avenir semble barré.

En 1809, relisant les poètes grenoblois du l8e siècle, le bibliothécaire Champollion-Figeac s’étonne : "À deux ou trois mots près, tels que ceux de “cruzieu”, lampe, “lloupa”, boue, “brayes”, culottes, tout est français ou latin, et tout si conforme à l’esprit et aux tournures de la langue française, qu’en la traduisant mot pour mot et dans le même ordre, on aurait presque cette même lettre en vers français, sans que le sens ni la rime fussent défectueux, tant le patois de la ville de Grenoble était conforme au français vers le milieu du siècle dernier, et depuis il s’en est rapproché chaque jour davantage" (3). Mais on prononce au même moment sur la production occitane de pareils jugements, qui confondent l’état de la langue et le niveau de langue choisi par les auteurs. L’interrogation doit plutôt porter sur la vitalité intrinsèque de ce foyer de création, sur son rapport au patrimoine et ses perspectives. La francisation du parler grenoblois n’est pas telle alors qu’elle explique seule le silence ultérieur de la Muse grenobloise, quand la Muse provençale va se réveiller.

Les premières années du l9e siècle sont pour Grenoble un temps de réappropriation patrimoniale dialectale : correspond-elle à une compensation identitaire dans une ville acquise aux temps nouveaux ?

Or ce patrimoine, dont on restitue en quelques années de Consulat et d’Empire la quasi-totalité, est composée de deux strates distinctes, celle du l7e siècle "baroque", celle des années 1730-1740.

La production dialectale grenobloise du l7e siècle est celle des "meilleurs esprits" de la ville. Millet, contemporain de Goudoulin, avait en son temps été salué comme celui qui remet en honneur la "muse grenobloise". Lui-même écrivait au Président du Parlement, à propos des bergers de sa pastorale : "Ils se promettent, sous votre autorité, inspirés de la Muse Grenobloise, de représenter toutes les gentillesses de ce temps".

La poussée d’écriture des années 1730-1740 avait été le fait de modestes intervenants, Blanc dit la Goutte le boutiquier, Reinier le maître d’école : ils ne se risquent, dans l’anonymat souvent, que dans la chronique de l’événement local (visite d’un prince, inondation ...), comme si ces dérangements autorisaient leur plume sans ambitions. Les registres consacrés sont ceux de la chanson, du traditionnel dialogue de commères, auquel s’ajoute l’épître familière, en alexandrins à la française. Écriture de grande francitude certes, mais qui se réclame du naturel et de la prégnance du patois. Le dialecte ne porte pas une revendication linguistique, mais simplement la délectation commune des amateurs : Grossié, me diri-vous, faudrit parla François. / -Y ne me revint pas si bien que lo Patois.

Blanc dit la Goutte qui signe ces vers laisse d’ailleurs le souvenir d’un être heureux de vivre, dont le choix linguistique participe d’un équilibre heureux avec sa ville, avec les siens. Reinier, par contre met la parole commune au service d’un moralisme pesant, et d’un Dieu sourcilleux : le Ciel a puni par l’inondation ceux qui ne respectaient pas ses volontés.

Convivialité heureuse ou fruste religiosité, l’écriture dialectale se situe en marge des Lumières. En témoignent aussi les chansons moqueuses, comme celle qui ridiculise le parvenu Barnave, (père du grand Barnave), descendu de sa montagne drômoise, ou, dans un autre registre, les Noëls.

Significativement, la publication familière des années 1730-1740, qui contraste singulièrement avec le patrimoine du l7e siècle, s’accompagne d’une réédition de celui-ci. Le mort saisit le vif, et ici aussi chaque pulsation d’écriture réanime les strates antérieures. Mais l’exhumation de l’ambitieuse et nationale écriture d’antan, en dignité, souligne d’autant le manque d’ambition assumée de l’écriture présente, et par là rassure : il n’est plus question aujourd’hui de vouloir concurrencer le français, mais sachons que nos aïeux l’ont fait.

Cette poussée d’écriture dialectale des années 1730-1740, contemporaine de celle que connaît Marseille, marque-t-elle une nouvelle phase de la francisation de la parole et des esprits ? D’autant qu’elle semble, et pour longtemps, comme en sursaut de compensation, être le dernier suraut de création. Blanc la Goutte devient pour Grenoble, comme Gros à Marseille, le modèle inimitable de l’écriture "patoise", référence patrimoniale absolue et ultime. Et, comme à Marseille, le désinvestissement d’écriture s’accompagnera d’entreprises lexicales qui n’auront pas la force ici d’aller jusqu’à la publication du dictionnaire.

Les sources manquent pour apprécier le cheminement de ces textes, jusqu’aux grandes restitutions fin 18e, début 19e. Mais des indices attestent de leur influence. À la fin de l’ancien régime, on compile les noëls dialectaux. Les problèmes qui agitent l’église grenobloise donnent matière à un dialogue de commères, (par Menilgrand ? L’auteur de ces lignes semble être Ménilgrand, chanoine à Grenoble. Mais son frère est également auteur dialectal : nous le retrouverons sous l’Empire) : nous ne connaissons que l’édition de 1808, mais ce pamphlet a une pagination à part, qui peut laisser penser à la récupération d’une édition antérieure.

C’est par un dialogue de commères qu’est salué en 1788 le premier recul du pouvoir : le texte, sans traduction, est répandu par toute la France, en représentation emblématique de l’union du Tiers autour des parlementaires. Le Tiers éclairé, dont la campagne d’argumentation était toute française, ne dédaignait donc pas cette reprise symbolique de parole populaire, inscrite dans une connivence locale évidente.

La production de la période révolutionnaire, relativement abondante, (mais vite occultée), montre combien la prégnance de ces modèles patrimoniaux. Du côté patriote, l’idiome apparaît en délégation de parole paysanne et surtout en dialogue de commères, lors des problèmes liés à la Fédération de 1790. Dans l’élan sans-culotte de 1792, surgit la parole exaltée des femmes de Pommiers, sans doute sous la plume d’un curé patriote désireux de désamorcer la vague anticléricale (et en lutte d’influence avec son voisin Ménilgrand). Après Thermidor, l’idiome est associé au français dans la publication contre-révolutionnaire. Le dialecte est, par sa représentation du bon sens "naturel", par son prosaïsme convivial, par son unanimisme supposé, refus du "politique", c’est-à-dire refus de la Révolution. Sans doute faut-il attribuer à Ménilgrand, propriétaire à Voreppe dialogue de commères anti-montagnard ou chanson de haine contre les "terroristes" locaux... Il a lui-même plus tard revendiqué la chanson contre-révolutionnaire du Borliou, brodée sur un schéma patrimonial. Nous connaissons également, par leur édition de 1808, deux de ses dialogues "paysans", ridiculisant les sans-culottes ignorants qui se mêlent de diriger la cité, et un long morceau en prose, daté de 1795, sur les questions religieuses. Ces pièces ont-elles été publiées en leur temps ?

En 1797 paraît la Bibliothèque du Dauphiné, reprenant les travaux anciens d’Allard, et présentée par l’érudit Chalvet : elle aurait du être publiée en 1790 ; le retour à l’ordre bourgeois est donc aussi celui de la célébration patrimoniale de l’ancienne province. Millet a droit à un salut discret : "Millet (Jean), de Grenoble, a laissé dans le patois de sa patrie, trois comédies, “la Liauda”, “Margoton”, & “la bourgeoisie de Grenoblo”. Elles ne sont pas sans mérite, ainsi que quelques autres productions dans le même style qui restent de Millet". Blanc la Goutte n’est pas évoqué.

Or, à ce même moment, les libraires de Grenoble proposent, dans des fascicules hâtivement rassemblés, et les pièces du 18e siècle, et celles de Millet. Mais cette fois, les deux strates sont mises en quelque sorte à plat, Millet est même imprimé par un colporteur, à l’égal de Blanc la Goutte. C’est bien le signe que dorénavant les œuvres en dignité du l7e siècle comme celles de la marge de création du l8e siècle sont considérées comme extérieures à la culture des lettrés.

On comprend mieux le contexte de la très complète restitution patrimoniale, première du genre et largement diffusée en France, que donne en 1809 le bibliothécaire Champollion-Figeac (4). Suscitée par l’enquête officielle sur les patois, soutenue par l’intérêt de l’érudit, elle présente à la fois l’évidence d’un bien commun et la révélation d’un trésor ignoré, continent inconnu et familier à la fois. Les textes dialectaux "du département de l’Isère étaient pour ainsi dire ignorés ; à peine connaissait-on, dans ce département même, quelques-unes des pièces imprimées que les deux derniers siècles avaient produites. J’avais réuni quelques matériaux sur cet objet, lorsque S.Ex. le Ministre de l’Intérieur, par sa lettre du l3 novembre 1807, demanda à M.le Préfet du département de l’Isère des renseignemens sur les patois usités dans cette partie de l’Empire, et des échantillons en vers ou en prose où ces patois fussent employés".

Bien différent des quelques rééditions qui l’ont précédé dans les années du Directoire et du Consulat, l’ouvrage de Champollion-Figeac donne le plus beau corpus de textes dialectaux réuni alors, et le donne à toute la France, autant en réflexion sur l’écriture dialectale qu’en découverte du document. Ni la Provence, ni le Languedoc ne fournissent de pareilles sommes, justement parce que, à la différence du Dauphiné, elles sont, virtuellement ou potentiellement, terres d’écriture perpétuée de l’idiome. Ici, le regard de Champollion-Figeac est extérieur à la réalité grenobloise et dauphinoise. Les parlers de l’Isère, au même titre que tous les patois, lui apparaissent ne relever que du traitement historique. La visée renaissantiste est absente de l’exhumation du corpus.

"Personne sans doute ne contestera la nécessité de connaître les diverses langues vulgaires des provinces de la France et d’en constater l’état actuel. Le moment est peut-être arrivé qui complètera leur altération et marquera leur décadence. L’impulsion que la révolution a donnée à tous les esprits, les déplacements qui se sont opérés sur tous les points de la France, les mélanges des habitans des différentes provinces résultant des circonstances, la nécessité pour tous de connaître et de parler la langue française, la multiplicité des relations qu’entretient le besoin ou l’ambition, tout semble concourir pour enlever à ces idiomes leurs caractères originels, leur esprit et leur physionomie. Si un jour cette métamorphose s’opère, il ne restera rien alors de ces antiques chartes des peuples, de ces monumens que réclament les premières pages de notre histoire".

L’impossibilité d’une renaissance de l’écriture grenobloise permet à Champollion de situer sans danger la création du l7e siècle dans sa dimension d’écriture en dignité. Millin, dégagé de la littérature de colportage, est remis dans son cadre doré, et Blanc la Goutte sur la place populeuse de la cité. Dans le Magasin Encyclopédique de Millin, l’avocat grenoblois Bourgeat assure l’appui des milieux cultivés de la ville à cette restitution patrimoniale d’un type nouveau. Il pose la première écriture dauphinoise dans le même statut de reconnaissance que les prestigieuses entreprises de Bourgogne, de Provence (que Millin vient de présenter) et de Languedoc.

"On a des ouvrages dans les divers idiomes vulgaires de la France. M.Millin nous a fait connoître plusieurs poètes provençaux ainsi que des fragmens de leurs écrits ; les “Noëls Bourguignons” de la Monnoye ont de la réputation ; mais c’est surtout le patois languedocien qui est le plus riche en jolis ouvrages ; qui ne connoît pas les poésies de Goudelin, et surtout la charmante romance que Florian a insérée dans les notes de son “Estelle” ? Il faut l’avouer, la littérature du Dauphiné est bien loin d’avoir le même éclat, mais cependant elle n’est pas dénuée de mérite. Jean Millet et Blanc la Goutte, quoique fort éloignés de la réputation de Goudelin et de la Monnoie, ne sont cependant pas indignes d’attention. [...] Le style de Millet a souvent de la chaleur et de la force, il abonde en expressions pittoresques et énergiques ; souvent aussi il a cette harmonie, cette grâce, ce ton de naïveté qui nous charment dans les ouvrages du languedocien Goudelin ; mais aussi on y trouve des idées gigantesques et incohérentes ; l’affectation, l’abus des figures et l’emphase sont des défauts qu’on y remarque le plus ordinairement ; de plates bouffonneries, des plaisanteries triviales, quelquefois grossières, déparent ses meilleurs morceaux. Blanc la Goutte n’a pas travaillé pour le théâtre comme Millet ; des épîtres et autres ouvrages de ce genre, tels sont ses titres à la renommée ; si son style n’a pas les beautés de celui du chantre de Janin, il n’en a pas non plus les défauts : constamment médiocre, il ne s’élève jamais, et sa poésie n’est souvent que de la prose rimée. On y remarque cependant une facilité d’expression et une variété de détails qui rachètent les défauts" (5).

Cependant, cette écriture renvoyée au passé vient d’affirmer son existence par une publication curieuse : Menilgrand, qui s’était déjà manifesté sous la Révolution, édite ou réédite ses pièces anciennes, dont plusieurs sont violemment contre-révolutionnaires, augmentées de textes adulateurs à l’égard de l’Empire. Champollion le renvoie à son néant : son recueil "se compose de pièces en vers et en prose qui manquent en général leur but, et qui ne laissent supposer à leur auteur ni esprit, ni veine poétique, ni connaissance des règles de la grammaire et de la poésie, rien enfin de ce qui constitue un talent naturel et cultivé. Quelques pièces ont eu le mérite de l’à-propos, mais dans un temps déjà loin de nous, et c’est un malheur de plus pour l’auteur".

Il est difficile de dire si Menilgrand affirme véritablement une conscience dialectale. Il couvre de parole paysanne l’anonymat de fascicules mal présentés. Cette entreprise modeste n’est-elle que réaction aux profondes mutations que la ville connaît ? Intervention opportuniste d’un vieil isolé ? en tout cas, elle témoigne d’un enracinement patrimonial dans la reprise de procédés confirmés, comme d’une ouverture à des horizons plus vastes : Menilgrand reprend des tics de langage des stéphanois Chapelon, et il connaît le provençal Pelabon dont il traduit le Groulié bel-esprit. Ses Alléluias de l8l4, saluant le retour des Bourbons, empruntent autant à l’aixois Diouloufet qu’à la tradition patrimoniale du chant festif.

L’influence de Menilgrand est difficile à déterminer, mais on peut remarquer qu’en 1819, lors de la tumultueuse élection de l’abbé Grégoire,( ex-pourfendeur des patois), dont les libéraux feront une victoire nationale, la chanson patoise qui, ironie de l’histoire, salue l’événement, est reprise d’un canevas de Menilgrand par ses adversaires politiques. Preuve qu’une certaine conscience dialectale et patrimoniale traverse les amateurs de quelque bord politique qu’ils soient : la chanson est aussi placée sous l’égide du Grenoblo malherou de Blanc la Goutte, et de la traditionnelle parole populaire des femmes. Il s’agit autant de contrer les ultras sur leur terrain de la connivence dialectale que d’exprimer très sincèrement son exultation politique dans le cadre du patriotisme local.

L’Empire avait été, particulièrement avec le très complet ouvrage de Champollion-Figeac, période de restitution patrimoniale, compensatrice de la mort assumée. Placée par dans le cadre de l’ancienne province, cette entreprise est avant tout grenobloise. Sous la Restauration comme sous la Monarchie de Juillet, l’insistance avec laquelle cette restitution sera perpétuée par les spécialistes, bibliothécaires, amateurs passionnés comme les magistrats J.Ollivier et Colomb de Batines ne laisse pas d’interroger. L’apparente disparition de l’idiome s’accompagne d’une fidélité patrimoniale à la limite maniaque, qui, relancée en 1829 et 1840, connaît un grand essor dans les années 1850. Elle n’envisage absolument pas une possibilité d’écriture contemporaine. Le relais occasionnel de la presse officielle locale ne suffit pas à lui donner d’autres prolongements que la passion collectionneuse des amateurs. Mais elle inscit clairement, comme l’écrivent Ollivier et Colomb de Batines, le parler de Grenoble dans la grande famille des patois du Midi, désormais salués en vestiges de la langue romane. Alors que, autour de 1840, la publication occitane méridionale connaît un essor évident, celle du foyer grenoblois n’est plus que restitution répétitive, et certainement plus complète qu’au sud. Mais on peut s’interroger sur la persistance de cet intérêt patrimonial, et sur ses conséquences à terme : comme Marseille, Grenoble connaîtra à partir du Second Empire un renouveau de l’usage public de l’idiome, sur la scène et dans la chanson. Preuve de l’inadéquation fréquente entre le statut réel de l’idiome et son utilisation en représentation.

À tous ces égards, aussi peu productif qu’il ait pu être à partir de la Restauration, le foyer grenoblois, foyer de restitution, peut éclairer sur les cheminements complexes de la renaissance, et de la mort assumées.

Notes

1 - Enquête Grégoire, B.N, NAF 2798

2 - Enquête Grégoire, Papiers Grégoire, Bibl. Port Royal.

3 - J.J.Champollion-Figeac, Nouvelles recherches sur les Patois ou Idiomes vulgaires de la France et en particulier sur ceux du Département de l’Isère, Paris, 1809.

4 - Idem.

5 - Bourgeat, Compte-rendu de l’ouvrage de Champollion-Figeac dans Le Magasin Encyclopédique, juillet 1810.

Cf. également le très intéressant site bibliographique :
http://www.bibliotheque-dauphinoise...



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